Ils sont venus, ils sont tous là...

Publié le par jeunespop57

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                     Le Festival du Parti socialiste s’ouvrira ce soir sur la tribune du Zénith de Paris. La montée des marches (rouges, bien entendu…) se fera par les peut-être-futurs-secrétaires-du-PS, tous réunis pour lancer collectivement (après l'avoir fait chacun de leur côté) la campagne des législatives. « C'est la véritable entrée en campagne », a promis hier Bruno Le Roux lors du point presse du PS. Dans l'ordre des discours : Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande. Une suite de responsables rassemblés comme on n'en avait pas aperçu durant la présidentielle.

 

                     Le message, le même pour tous, c'est la mobilisation et la critique du chef de l'État, Nicolas Sarkozy, « toujours en campagne ». Mais personne ne se fait d'illusion : « Il y a 200 circonscriptions où Ségolène Royal était majoritaire le 6 mai, et 40 autres circonscriptions où il y a un sortant PS », explique un membre de la direction. Il fait son addition : dans le meilleur des cas, le PS obtiendrait 240 députés. La majorité à l'Assemblée est encore loin.

 



                     De l'état du PS le 17 juin prochain dépendra le visage de la gauche dans les temps à venir. Alors chacun s'active pour tenir le premier rôle. Les nommés sont :

 

Ségolène Royal : personne n'est en mesure de dénier un rôle à l'ancienne candidate du PS. Même les « anti » qui contestent son orientation politique. Cette semaine, la présidente de Poitou-Charentes sera en campagne tous les jours, comme au bon vieux temps. Pour elle, il y a une « cohérence » entre la présidentielle et les législatives. « C'est une étape majeure pour réinventer la gauche de demain », a ex­pliqué samedi celle qui ne con­naît pas le mot « défaite ».

 

Bertrand Delanoë : le maire de Paris fait figure de recours potentiel au PS. « Il fait partie de ceux qui ont une carte à jouer », dit un élu. Pour le jospiniste Claude Allègre, qui l'a dit dans Libération samedi, il serait même le seul à pouvoir « résister » à Ségolène Royal. Mais avant de songer à autre chose, le maire de Paris doit réussir les élections municipales l'année prochaine.

 

Dominique Strauss-Kahn : deuxième lors de la primaire interne au PS, premier ministre en cas de victoire de Ségolène Royal, l'ancien ministre pense incarner naturellement l'alternative au sein du PS. Adepte du « socialisme du réel », il voudrait gagner la bataille idéologique dans le parti : « Pour gagner les élections qui suivent, il faut que le PS ait été capable de réfléchir sur lui-même », a-t-il expliqué hier. Pour mener ce débat sereinement, il faut qu'on ait subi une défaite pas trop cuisante. ». La vérité est dure, mais c’est la vérité…

 

Laurent Fabius : l'ancien premier ministre s'interroge sur la suite, ses amis aussi. Aujourd'hui, il veut parler « librement », assure un de ses proches. Parce qu'il incarne la ligne de gauche, il compte peser dans les débats d'orientation à venir. Ses partisans contestent l'idée d'une « droitisation de la société ».

 

François Hollande (hors concours) : maintenant que son départ de la direction du PS est confirmé, puisqu'il ne briguera pas un nouveau mandat lors du prochain congrès, il ne reste au premier secrétaire qu'à réussir sa sortie : défendre son bilan, assurer sa succession, laisser un parti en ordre de marche. Pour être en mesure de rebondir plus tard. A la guerre, comme à la guerre…


 

                      Ladies and gentlemen, la palme de la meilleure interprétation pour le film « PS, pour que ça change fort » est… Réponse prochainement sur vos écrans. Une saga de l'été à suivre avec beaucoup d'intérêt... Ah! Suspens quand tu nous tiens!


Publié dans Actualité

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jpb 29/05/2007 20:44

Mais Arno, chef de l’opposition cela n’existe pas comme fonction. Bon nous remerçions donc Ségolène Royal qui grâce à sa campagne exceptionelle a fait largement gagner Nicolas Sarkozy. Ca te va comme cela ?