Ségolène, le retour...

Publié le par jeunespop57

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                         Toujours désireuse de se démarquer de ses petits camarades et une semaine avant l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, Ségolène Royal a fait son grand retour samedi après-midi dans son ex-circonscription électorale de Melle, dans les Deux-Sèvres. Dans un discours de plus d’une heure vingt et devant plus d’un millier de partisans, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle est d’abord revenue sur les tiraillements à l’intérieur du Parti socialiste. "Je ne suis en compétition avec personne", a-t-elle précisé. "Je n'ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume", a-t-elle lancé à ses adversaires de l’intérieur avant d’ajouter ironiquement : y compris "envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entourent dans cette rentrée". "Ils sont tournés vers le passé (…) nous allons les aider à se dépasser eux-mêmes, tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées". Ainsi le Messie a-t-il parlé…

                           Elle a ensuite amorcé un début de semblant de diagnostic sur les difficultés idéologiques connues par son parti reconnaissant au passage la part d’improvisation, souvent malheureuse, qui a "parfois" animé sa campagne. "Nous n'avons pas actualisé complètement nos réponses et nos propositions pour qu'elles soient en prise directe sur les Français et les attentes d'aujourd'hui", a-t-elle précisé. "Le temps nous a manqué", a-t-elle ensuite fait remarquer avant d’ajouter : "ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre". "Forte de ce que j'ai compris (...) durant cette campagne, je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service de tous les socialistes", a-t-elle expliqué, évoquant au sujet de sa candidature à la tête du pays, "une année formatrice". Le message est implicite, mais clair : Ségolène Royal se fixe un objectif des plus ambitieux, être à la tête du Parti socialiste, envers et contre tous s’il le faut.

                           Sur le positionnement de son parti, Ségolène Royal s'est étonnée, et il n’y a pas qu’elle d’ailleurs, que des socialistes se demandent encore si le PS doit être pour ou contre le marché. Peut-être en référence  à l'interview donnée samedi par Michel Rocard au Parisien-Aujourd'hui en France dans laquelle l'ancien premier ministre estimait que le PS ne savait pas s'il devait accepter l'économie de marché. Grave question en ces temps actuels…

                           "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes", a lancé Ségolène Royal, souhaitant que le fonctionnement du parti "favorise les vrais débats et plus la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de comptes inutilement brutaux, suivis de synthèses parfaitement illisibles". 

                            Mais, toujours égale à elle-même, une grande partie du discours de l'ancienne député socialiste a été consacrée à un bilan critique des premières actions du gouvernement et du président de la République. Un président auquel elle a reconnu la volonté réformatrice et le mouvement "parfois frénétique" avant de dénoncer les "vieilles méthodes" de la droite qui conduisent le pays à "l'immobilisme". 

                            Ségolène Royal s'en est prise aux méthodes de Nicolas Sarkozy, notamment aux mesures annoncées à chaud sur les pédophiles récidivistes après l'enlèvement et le viol d'un garçonnet, critiquant l'annonce de nouvelles lois qui "cartonnent dans les sondages" alors qu'il faut surtout selon elle assurer la mise en application de la législation existante et "repenser la justice"… ce que Rachida Dati s’emploie à faire depuis plusieurs mois !!

                             Trois mois après l'accession de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, "la politique conduite donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n'ont rien, et surtout c'est une politique qui ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la mondialisation", a-t-elle déclaré devant ses partisans. Nicolas Sarkozy a peut-être oublié que pour cela, il suffisait de distribuer un kit « défi de la mondialisation » à chaque Français…

 

                              Sur le front diplomatique, domaine dans lequel nous connaissons son excellence pathétique, Ségolène Royal a critiqué le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar évoquant "des propos humiliants sur l’homme africain". Elle a aussi regretté qu'"à contre-courant le président français rencontre le seul George Bush" lors de ses vacances, et envoie son ministre des Affaires étrangères à Bagdad pour une visite "mal préparée".

 

                              C’est à se demander si ce n’était pas sa rentrée qui était mal préparée : aucune proposition pour renouveller le parti socialiste et aucune critique constructive à propos de la politique du gouvernement. Bref, du grand art de Ségolène. Le crapaud continue ainsi de baver sans comprendre qu’il n’atteint pas la blanche colombe…



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Gilles57 26/08/2007 19:09

Mme Royal ne mérite même pas un article sur ce Blog. C'est de la perte de temps. Nous avons tellement à faire qu'il ne faut pas perdre de temps avec cette opposition moribonde sans avenir et sans leader....