Les grèves impopulaires

Publié le par jeunespop57

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Le sentiment d’hostilité à l’égard de la grève qui a commencé avant-hier soir dans les transports en commun ne se modifie pas, une enquête OpinionWay. 


68% des Français «n’approuvent pas» les revendications des salariés de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF
., contre 31% (-1 par rapport à notre précédente enquête les 19 et 20 octobre). 


Dans le détail, les électeurs de Ségolène Royal approuvent à 57% les revendications des grévistes, et ceux de la gauche non socialiste à 70%. En revanche, les électeurs de Nicolas Sarkozy et François Bayrou les désapprouvent à 88% et 80%. 


De fait, lorsqu’on interroge les Français pour savoir si la grève leur paraît justifiée, ils sont
69% à estiment qu’elle ne l’est pas, contre 31%. Chiffre intéressant : les salariés du secteur public sont 55% à juger la grève non justifiée. 


Quant aux résultats attendus de ce conflit, les Français sont sans illusion :
84% estiment que le gouvernement ne cédera pas aux revendications des syndicats contre 15% seulement qui sont d’avis inverse. Ils sont d’ailleurs 71% à souhaiter que le gouvernement reste ferme (+4 par rapport à notre précédente enquête), contre 28%. 


Les étudiants, qui ont amorcé également un mouvement de contestation, ne sont pas plus populaires auprès de l’opinion.
62% des personnes interrogées par l’institut estiment le mouvement lancé par les étudiants «non justifié», contre 36%.


Ainsi le peuple s’est-il exprimé. Que dire d’autre ?...





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Benoit 21/11/2007 18:32

"puisque la nuance et la mesure ne semblent pas être ton fort"

je crois rêver !!! c'est toi qui oses dire cela !! toi qui parle de "totalitarisme" ailleurs sans savoir ce que ça signifie !! ta crédibilité est faible, petit militant de base...

Julien 20/11/2007 19:43

Le problème avec ta "simple science politique", c'est qu'elle n'est pas simple : elle est simpliste. Le bon vieux dicton a beau prétendre qu'au 1er tour on choisit, et qu'au deuxième on élimine... Ce n'est pas ce que montre les enquêtes post-électorales (bien plus détaillées et précises que les sondages pré-électoraux). Ainsi, on a appris après le 2è tour des présidentielles que si la majorité des électeurs de S. Royal avait voté contre N. Sarkozy, seule une infime minorité des électeurs de ce dernier l'ont fait contre sa rivale socialiste, mais bien par adhésion au programme de ce dernier.

Ensuite, levons l'ambiguïté, je n'ai pas posté cet article.

Enfin, puisque la nuance et la mesure ne semblent pas être ton fort, une petite explication s'impose concernant le dernier paragraphe de mon précédent commentaire : dès lors que l'on veut réformer avec une vision de moyen ou long terme, on s'expose à l'impopularité. Toutes les réformes qui touchent à des "avantages acquis" sont par nature impopulaires. Les seules réformes, en matière sociale, qui soient populaires sont les réformes court-termistes, qui procurent un sentiment de bien-être passager au moment de leur mise en oeuvre mais qui se révèlent désastreuses à moyen puis long terme. Margaret Thatcher puis Tony Blair au Royaume-Uni ou Gerhard Schröder en Allemagne ont été des chefs de gouvernement dont les cotes de popularité et/ou de confiance n'étaient pas des plus enviables, ça ne les a pas empêché d'être tous réélus au moins une fois. L'éxecutif est forcément impopulaire parce qu'il ne peut se contenter de flatter l'opinion : Jospin l'a fait, on a vu ce que ça lui en a coûté...

Le "militant de base" te souhaite une bonne soirée.

Benoit 20/11/2007 11:27

1. le meilleur indicateur pour voir l'adhésion au programme d'un candidat à la présidentielle est le 1er tour, pas le 2nd : ainsi, tu peux dire que 30 % des votants ont adhéré au programme de sarkozy, et tu peux dire que 53 % des votants n'ont pas voulu de royal comme présidente... c'est de la simple science politique, mais c'est déjà peut-être trop compliqué pour le cerveau d'un militant très engagé...

2. je ne me prononce nulle part sur la légitimité ou non des revendications des grèvistes des transports publics... je dis simplement qu'en utilisant les sondages comme tu le fais, ce n'est pas de l'analyse politique, c'est de la propagande... si tu étais honnête, tu utiliserais tous les sondages, y compris ceux qui mettent le gouvernement dans l'embarras... mais là encore, qu'attendre d'un militant de base, sinon la langue de bois ?

3. quant aux vociférations dont tu m'accables, en 4 lignes j'ai dû vraiment heurter tes convictions de militant de base, avec mes 3 questions et ma phrase de conclusion... si ça c'est de la vocifération, j'en connais qui ne sont pas mûrs pour le débat politique !

4. enfin, 41 % des sondés font confiance à fillon, selon un sondage csa, et 43 % ne lui font pas confiance... "Ainsi le peuple s’est-il exprimé. Que dire d’autre ?..."

Julien 16/11/2007 23:21

Ah... Ce bon vieux Benoît qui illustre à merveille le dicton selon lequel on verrait mieux la paille dans l'oeil du voisin que la poutre dans le sien...

C'est qu'avec des discours comme le tien, on en arriverait à croire que pour être démocrate, il faut, dès que l'on a gagné les élections, s'empresser de ne surtout pas mener la politique sur laquelle on a fait campagne, histoire d'éviter tout soupçon de "dictature de la majorité" (chère à Tocqueville, un libéral trop absent des fondements idéologiques de la politique françise).

Alors certes, sonder n'est pas gouverner... Mais lorsqu'une mesure qui devrait être a priori impopulaire (i.e. toute mesure touchant aux fameux "avantages acquis") rencontre une telle adhésion, c'est peut-être qu'il y a quelque chose... Mais non, tu as raison, continues de ne pas t'interroger et de vociférer.

Benoit 16/11/2007 21:23

le peuple était-il en faveur de la diminution des impôts des catégories plus riches ?
le peuple est-il en faveur des franchises mdicales ?
le peuple est-il en faveur de la fermeture de nombreux tribunaux ?

on fait parler le peuple quand ça arrange l'ump, pas quand ça ne rentre pas dans son programme, c'est bien ça ?