Intervention de Nicolas Sarkozy

Publié le par jeunespop57

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                         «Les Français ne s’attendent pas à ce que je distribue des cadeaux de Noël, alors qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses.» Nicolas Sarkozy, sans reprendre à son compte l’expression polémique « la France en faillite » utilisée par son premier ministre, a annoncé plusieurs propositions sur le pouvoir d’achat jeudi soir sur TF1 et France 2. Il est aussi revenu sur les violences urbaines en banlieues et le conflit dans les universités. Tour d’horizon.


Travail dominical mieux payé.
Le président de la République souhaite élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient «payés le double» et sur la base du «volontariat».

Rachat des RTT.
Pour Nicolas Sarkozy, «les salariés accumulent les RTT et ne savent plus quoi en faire. Je propose de les transformer en argent. Cela représente 5 milliards de pouvoir d’achat en plus.»

Logement.
Les loyers seront désormais indexés sur les prix et non plus sur l’évolution des matières premières. Il a par ailleurs annoncé que les cautions exigées par les propriétaires soient ramenées à «un mois» de loyer «au lieu de deux mois» et a souhaité une « mutualisation publique » des risques locatifs.

Universités.
L’Etat va vendre 3% du capital d’EDF pour réaliser «un plan d’investissement» dans les universités françaises. La somme ainsi dégagée serait notamment consacrée à l’amélioration des locaux dans l’enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires. «L’autonomie des universités, votée en juillet, est un texte qui fait confiance à l’université», a-t-il martelé, arguant que «toutes les universités qui ont réussi dans le monde sont des universités à qui on a donné de l’autonomie».

Il a aussi tenu à récuser l’accusation de «privatisation de l’université. On met 1 milliard d’euros de plus sur le budget de l’université et de la recherche et je viens d’annoncer 5 milliards de plus de travaux pour investir dans nos universités. Si on voulait les privatiser, on ne ferait pas ça !» Evoquant enfin les tensions sur les campus, il a fustigé «ceux qui bloquent : ça prouve qu’ils ne sont pas tellement sûrs de leurs idées».

Violences urbaines.
Racontant sa rencontre avec un policier qui avait perdu un œil lors des émeutes, le chef de l’Etat assure avoir fixé aux enquêteurs «un objectif de résultats» face à ces «comportements inexcusables». «Nous retrouverons les tireurs un à un. Ce sont des voyous déstructurés, nous les enverrons à la Cour d’Assises». Il ajoute : «Ça n’a rien à voir avec un problème social. Tirer sur un fonctionnaire de police n’améliore pas la situation sociale.»

Régimes spéciaux de retraite.
«Nous n’avons pas voulu humilier» les grévistes. «Il y avait des réformes à faire, nous les avons faites Je ne voulais pas reculer, parce que c’était l’intérêt national de conduire cette réforme». Il propose aux partenaires sociaux de tenir à la mi-décembre une conférence sur l’agenda social de 2008.

La mise en examen de Jacques Chirac.
«Il est présumé innocent comme n’importe quel justiciable. Je n’ai pas de commentaire à faire, si ce n’est que c’est toujours dommage que la justice vienne si tard.»

Polémique avec un ministre algérien.
L’incident causé par un ministre autour des origines juives du président Nicolas Sarkozy «est clos» pour le président français. Il confirme qu’il se rendra bien à partir de lundi en visite en Algérie.



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