Pas de repos pour les Jeunes !

Publié le par jeunespop57




                    Tandis que leurs copains bronzent sur le sable, ils distribuent des tongs siglées UMP, portent la parole de Nicolas Sarkozy, s'exposent parfois aux railleries, font remonter les préoccupations des Français. «C'est très enrichissant, assure Ludwig Willaume, un des jeunes de la caravane Nord de l'UMP. C'est plutôt sympa : à la plage, tout le monde est plus détendu. Même nos adversaires.» «On se retrouve sur les étapes avec les autres militants. C'est l'occasion de faire la fête aussi», reconnaît-il. Les jeunes qui sacrifient leurs vacances à leurs convictions sont pourtant peu nombreux. Quelques centaines tout au plus à l'UMP comme au PS. Mais ils sont particulièrement motivés.

                      D'autant plus que les jeunes du parti présidentiel ont un programme chargé cet été. Avec la caravane et ses 54 étapes, de Dunkerque à Nice. Mais aussi avec le renouvellement, fin août, de la présidence des Jeunes Populaires, qui donne lieu à des bagarres homériques, et la préparation des universités d'été de l'UMP.

                      S'ils n'affichent pas l'idéalisme des soixante-huitards, ils ont, tout comme eux, l'espoir de sauver la France. À droite, ils la voient menacée par son immobilisme. «Il faut se réveiller, comprendre que dans la compétition internationale, explique Sophie, des Jeunes Pop, les 35 heures nous ont porté préjudice, ajoute Ludwig, puisque nous, les jeunes, nous ne sommes vraiment payés que 35 heures.» Ludwig se sent cependant plus proche d'un militant PS, qui entend lui aussi «batailler pour l'avenir», que d'un hédoniste individualiste.

                      À écouter les jeunes socialistes réunis pour une université européenne à Carpentras pendant une semaine fin juillet, «il faut se bouger au lieu de se lamenter». «Je ne suis pas naïve, on ne va pas sauver le monde, assure Héléna, 19 ans, animatrice fédérale du Vaucluse où s'est tenue la rencontre. Mais on peut porter des projets.» Les camps d'été sont l'occasion «de confronter nos idées, pour faire le point, pour apprendre sur l'Europe». Une Europe perçue comme un espoir. «Nous voulons imposer des critères sociaux, en plus des critères économiques», énonce Nicolas, 24 ans. «Au MJS, on essaie d'avoir le discours d'une génération qui vivra moins bien que ses parents.» Avec, toujours, l'impétueuse nécessité de défendre leur «avenir».«Un jour, j'en ai eu marre de pester contre la société et ma vie médiocre, marre de subir, je me suis engagée», raconte Gaëlle, 22 ans, de Courbevoie. Elle espère obtenir «un meilleur niveau de vie pour tous. Pas dans un an, mais à terme».

                        En écho Thibault de Maayer, responsable départemental Jeunes UMP, reprend : «Si on ne s'investit pas pour la cité, si on ne fait pas sortir la politique des permanences, rien ne bouge.» Lui défend «sa» France : patriote, républicaine, en mouvement, avec ses services publics. S'ils diffèrent sur la méthode, tous s'accordent sur la nécessité de s'engager. «Il ne faut pas confondre idéalisme et politique», assure Thibault. L'idéalisme a perdu son enchantement, pas la politique.




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Amiral 11/08/2008 11:08

L'engagement le plus beau, le plus noble, c'est celui de mettre au service de sa Nation ses forces, pour créer une ingénierie collective.

Le France doit puiser en elles même les forces de son renouveau et ne pas revasser à je ne sais quel sauveur européen...
La compétition avec les autres nations européennes nous obligent à plus de réactivité, de combativité sur les marchées.

Il n'ya pas d'intêret européen en la matière.
Avec un euro fort, l'Allemagne industrielle exporte ses productions industrielles comme jamais, tandis que notre balance commerciale esr dramatiquement déséquilibrée.

Nos systèmes sociaux, éducatifs, services publics, hospitaliers attendent de notre pays des performances car c'est la France qui pourvoit à tous nos besoins. Pas l'Europe.

Cessons de glauser sur une Europe, qui ne mérite ni exces d'honneur ni exces de critique.

C'est à nous de redresser la France et à personne d'autre. N'utilisons pas l'Europe comme un cache-sexe de notre immobilisme enfin remis en cause par le Président de la République FRANCAISE.