Les Français ont confiance en leur banque

Publié le par jeunespop57


             Nicolas Sarkozy a été entendu. En expliquant dès le 25 septembre à Toulon qu'«aucun épargnant ne perdrait un seul euro» du fait de la défaillance d'une banque, en garantissant les épargnants contre les conséquences d'une faillite bancaire, il a visiblement trouvé les bons mots. Pour 82 % des Français, la garantie des dépôts est en effet la mesure la plus appropriée pour «limiter les effets de la crise financière», selon le dernier sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, réalisé les 8 et 9 octobre.

             C'est aussi la mesure jugée prioritaire pour limiter les effets de la crise. Une crise qui n'a pas quitté la une de l'actualité depuis de longues semaines.

             C'est d'ailleurs elle, ainsi que l'effondrement des Bourses mondiales, qui est considérée, sans surprise, comme l'événement politique marquant de la semaine pour 64 % des Français.

             Le krach, avec des séances de baisse jamais vues à Paris depuis la création de l'indice CAC 40 (- 9 % lundi 6 octobre) n'est plus aujourd'hui affaire de spécialistes : 86 % des personnes interrogées en ont parlé cette semaine avec leur entourage.

             Confrontés à un environnement très anxiogène, les Français n'ont pas cédé à la panique. Ils ont préféré entendre les propos rassurants et ne pas s'affoler, alors que le premier ministre a pourtant évoqué «un monde au bord du gouffre par la faute d'un système irresponsable». Aujourd'hui, 79 % disent ainsi avoir confiance dans la solidité de leur banque. Un pourcentage qui atteint même 80 % au sein des catégories socioprofessionnelles les plus élevées.

             Parallèlement, aujourd'hui 67 % des personnes interrogées disent avoir confiance dans la solidité du système bancaire français.

             Pour ceux qui ont une épargne placée en actions, la crise, c'est bien sûr du concret. Mais les déboires des banques que l'on règle à coups de milliards, les montants faramineux injectés ici, prêtés là, eux, sont abstraits, tant les chiffres sont grands. «La crise est perçue de manière macroéconomique, mais les Français n'ont pas de très fortes angoisses personnelles», estime Bruno Jeanbart, directeur des études politiques chez OpinionWay.

             Plus d'un Français sur deux (54 %) dit «avoir le sentiment que les pays de l'Union européenne prennent des mesures chacun de leur côté». «Le fait d'être confronté à une crise internationale et d'avoir le sentiment que les réponses sont nationales crée un hiatus, et lui n'est pas de nature à rassurer», relève Bruno Jeanbart. La cohésion européenne, elle, doit encore faire ses preuves.




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