Les Jeunes Pop dans le figaro

Publié le par jeunespop57

 

Sous la houlette de Fabien de Sans-Nicolas, qui devrait être réélu président du mouvement début septembre, les Jeunes populaires préparent leur projet pour 2007.

  

 

 

 

MISSION accomplie : en un an de mandat, Fabien de Sans-Nicolas a rangé les Jeunes populaires en ordre de bataille. Le dernier bastion de résistance au favori de la droite est devenu le poste avancé du sarkozysme en territoire jeune. Fort de ce bilan, le chef des cadets de l'UMP devrait être réélu lors de l'université d'été que le mouvement tiendra à Marseille le premier week-end de septembre. Il profitera aussi de l'occasion pour soumettre aux instances des «Jeunes pop'» la première mouture de leur projet pour 2007, sur lequel son équipe aura travaillé tout l'été.

 

 

 Sur le plan des idées, Fabien de Sans-Nicolas tient à ce que les choses soient claires : «Notre projet ne sert pas à établir un rapport de forces avec l'UMP, comme le Mouvement des jeunes socialistes le fait avec le PS. Nos propositions ont vocation à être intégrées dans le projet global du mouvement pour les législatives.» Par quel biais ? Le président des «Jeunes pop'» sourit : «Il faudra que je sois bon !»

  

 

Installé il y a une quinzaine de jours, le comité de rédaction du projet met en forme les conclusions de conventions thématiques régionales organisées sur le modèle de celles de l'UMP. Une déclinaison du credo sarkozyste dans les domaines qui concernent les jeunes. Parmi les propositions en cours d'élaboration, on trouve par exemple l'idée de faire voter les étudiants à bulletins secrets en cas d'occupation prolongée de leur fac. Une situation que Fabien de Sans-Nicolas a connue lors de la crise du CPE, quand l'UMP et sa branche universitaire, l'Uni, tentaient d'organiser des scrutins pour que tous les étudiants puissent décider des suites à donner au mouvement.

 

 

 

 Fabien de Sans-Nicolas veut être investi dans l'Isère

 

 

A l'époque, le président des «Jeunes pop'» avait lancé ses troupes à fond dans la bataille. Il s'est aussi chargé, plus discrètement, d'assurer la liaison entre son homologue de l'Unef, Bruno Julliard, et Nicolas Sarkozy, quand le numéro deux du gouvernement a décidé qu'il était temps d'enterrer le CPE. Une volte-face qui ne provoque aucun état d'âme chez Fabien de Sans-Nicolas. Fier d'avoir «toujours soutenu le CPE en public», il explique que s'il était «d'accord pour ouvrir une brèche dans le contrat de travail», il a «toujours pensé qu'il ne fallait pas commencer par les jeunes». Difficile d'être plus en phase avec son futur candidat…

 

 

Acteurs enthousiastes de la sarkozysation de l'UMP, les 25 000 «Jeunes pop'» ont été bien servis lors du renouvellement de ses instances. Les comités de circonscription, cellule de base de l'UMP, compteraient selon Fabien de Sans-Nicolas entre 30% et 40% de jeunes. Une vingtaine d'entre eux ont été nommés délégués de circonscription. En ce qui concerne les investitures aux législatives, le tableau de chasse s'annonce plus modeste : huit aspirants candidats de moins de 30 ans se sont mis sur les rangs, dont certains devront se contenter de postes de suppléant.

 

 

Fabien de Sans-Nicolas lui-même ne doute pas d'être investi dans l'Isère, son département d'origine, face à André Vallini, le président socialiste du conseil général. Une rude bataille en perspective, qui ne fait pas peur à cet ancien caporal au 3e Rima, qui a quitté l'armée en 1999 pour faire Sciences Po Grenoble. En juillet 2007, de toutes façons, il aura trente ans, l'âge limite pour faire partie des Jeunes populaires. Nicolas Sarkozy n'en avait que 28 quand il a conquis la mairie de Neuilly, au nez et à la barbe de Charles Pasqua.

 

 

 

 

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