Double peine : refuser les polémiques stériles !

Publié le par jeunespop57

L'arrestation de Chérif Bouchelaleg au volant d'une voiture volée après qu'il ait forcé un barrage de police à Sallanches, à proximité de l'endroit où Dominique de Villepin présidait le Conseil National de la Montagne, sert d'ores et déjà d'alibi aux Jean-Marie Le Pen et autres Philippe de Villier pour réclamer la restauration de la double peine.

Nous ne pouvons encore une fois que constater les méthodes déplorables des extrêmistes de tous bords : monter en épingle un cas exceptionnel pour remettre en cause tout un système, toute une loi, une réforme dans son ensemble.

L'extrême-gauche utilise le "cas Zaccharias" pour condamner l'économie de marché, l'extrême-droite le "cas Bouchelaleg" pour condamner l'abolition de la double-peine par Nicolas Sarkozy en 2002.

Le ministre de l'Intérieur avait pris la décision d'abolir cette peine qui ne faisait pas honneur aux valeurs humanistes de notre pays, justement suite au cas de Chérif Bouchelaleg, arrivé en France à l'âge de 11 ans, marié à une Française et père de six enfants et multirécidiviste que la justice avait condamné à l'éloignement. La double-peine, ce n'est pas seulement éloigner de la France un délinquant qui n'a pas la nationalité française, c'est aussi briser des familles, priver des enfants de leur père.

La question que pose cette affaire n'est pas et ne doit pas être celle de la double-peine !

Elle pose en revanche la question du traitement et du suivi des multirécidivistes et de leur réinsertion dans la société à laquelle une réponse spécifique, adaptée et efficace doit être trouvée.

Revenir à la double-peine serait une grave erreur et consisterait à apporter une mauvaise réponse à une mauvaise question.

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