Gagner la bataille mondiale de l'intelligence: la société de la deuxième chance

Publié le par jeunespop57

 

 

              Du fait sans doute de sa tradition universitaire ancienne, la France accorde une grande importance au diplôme. Ce n’est pas gênant en soi, à condition que cela n’enferme pas à vie ceux qui n’en ont pas, et même ceux qui en ont, dans des destins tracés à l’avance. Avec les partenaires sociaux, nous créerons le compte épargne formation individuelle, qui constituera pour tous une protection dans la mondialisation et, pour ceux qui n’ont pas pu faire d’études supérieures, une vraie seconde chance.

                Chaque individu se verra crédité d’un capital d’années de formation. Le compte épargne formation individuelle sera rechargeable au fur et à mesure de la vie professionnelle et transférable d’entreprise en entreprise puisqu’il sera la propriété de chacun. En cas de licenciement, en cas de plan social, pour anticiper la restructuration d’un secteur industriel, pour donner un nouveau souffle à sa vie professionnelle, pour faire les études dont on a été privé à 20 ans, chacun pourra utiliser les années figurant au crédit de son compte pour suivre une formation suffisamment longue pour lui permettre de changer réellement de métier, de secteur ou de niveau de qualification.

          C’est un véritable projet de société qui nous anime. Nous voulons donner de la mobilité, de l’espoir, rendre de nouveau possible la promotion sociale. Nos filières sont trop cloisonnées. Nos destins sont trop écrits à l’avance. Pourquoi une infirmière qui travaille depuis 15 ans et qui veut devenir médecin doit-elle passer le concours de première année, alors que ce concours est uniquement fait pour sélectionner des bacheliers ? Pourquoi un fonctionnaire qui travaille depuis 10 ans dans l’administration et qui a fait la preuve de son mérite doit-il passer, pour être promu, un concours dont le contenu n’a rien à voir avec ses activités passées et futures ? Pourquoi un gardien de prison ne peut-il pas changer de métier pour rejoindre un autre secteur de la justice ? Nous voulons rompre avec la société où tout est joué avant 20 ans, pour créer une société où l’avenir est toujours ouvert.

 

 

 

Publié dans Projet UMP 2007

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