MAM candidate!

Publié le par jeunespop57

                  MICHÈLE ALLIOT-MARIE n'hésite plus. C'est ce qu'elle a révélé hier soir. « Je pense aujourd'hui que je suis prête, parce que j'ai une certaine expérience des choses et que j'ai travaillé pour cela », a expliqué le ministre de la Défense à l'issue d'un discours qu'elle tenait après l'inauguration de la permanence du futur candidat de l'UMP aux municipales de Ris-Orangis. Des militants UMP lui avaient lancé : « allez-y! » Michèle Alliot-Marie les a entendus. « Si dans quelques semaines il apparaît que Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus de chances de l'emporter (...), je le soutiendrai, et sans aucune hésitation. Et je suis persuadée que Nicolas Sarkozy fera de même à mon égard s'il apparaît dans quelques semaines que je suis la mieux à même de rassembler la majorité des Français face à Ségolène Royal », a-t-elle ajouté. « Ce qui est important, c'est de voir, et c'est ce que je ferai dans les prochaines semaines, si mes convictions, et peut-être ma personnalité, rencontrent ou non les désirs des Français. » Michèle Alliot-Marie connaît bien son atout maître : « Il est très difficile pour un homme de mener une bataille électorale contre une femme », «j'ai probablement plus de liberté de dire les choses » par rapport à Nicolas Sarkozy. Et elle ne perd pas de temps pour « tacler » Ségolène Royal : « Ce n'est pas parce qu'un programme archaïque est porté par une femme qu'il est moins archaïque. »

                   Pourtant, le ministre de la Défense a longtemps tergiversé. À se lancer dans la bataille présidentielle. Et même, à participer aux trois forums de l'Union, mis en place à la hâte par l'UMP pour organiser le débat interne avant le congrès du 14 janvier. Elle avait pourtant été la première à en demander l'organisation. Seulement voilà, échaudée par les sifflets qui lui ont été réservés lors du conseil national de l'UMP, le 16 novembre, elle avait réclamé, dans une lettre à Jean-Pierre Raffarin, « un débat constructif, libre et respectueux », qui ne se résume pas à « une litanie » de discours des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy. Qui ne soit pas « un nouveau conseil national de l'UMP ». Hier soir, tout ou presque est apparemment aplani.

                    Michèle Alliot-Marie a souhaité que ces forums soient « constructifs, libres, respectueux, dès lors que ces trois conditions paraîtront réunies, (...) Il est tout à fait normal que j'y participe, en tous les cas, je le souhaite... On a progressé, je crois qu'il y a encore quelques points à voir ».

  

 

 

 

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