Un plan de sauvetage à 360 milliards, L'Etat joue les pompiers

Publié le par jeunespop57


Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de 360 Milliards pour soutenir l'économie française et enrayer la crise financière que nous vivons actuellement.
Contrairement aux déclarations du PS, qui a refusé de voter pour l'adoption de ce plan, il ne s'agit ni d'un cadeau fait aux banquiers, ni d'un chèque en blanc à l'ordre des marchés financiers. D'ailleurs, rien ne prédit que les fonds maximums alloués par le gouvernement seront dépensés, en effet il s'agit de garanties qui ont pour objectif premier de rétablir une confiance qui s'est brisée ces dernières semaines.
Le plan se divise en plusieurs mesures :
320 Milliards d'euros représente le plafond de garantie accordé par l'état pour permettre aux banques de se refinancer en pratiquant des prêts interbancaires. Depuis la faillite de Leman' brother, il s'est installé un climat de méfiance entre les banques qui hésitent à se prêter de l'argent entre elles de peur qu'une d'entre elle  fasse faillite sans avoir remboursé ses prêts. C'est dans cette situation que l'Etat intervient pour garantir tous les prêts et donc réinstaurer la confiance. Cette somme va permettre de faire circuler la monnaie et donc à long terme, provoquer un rebond de l'économie et permettre de renouer avec la croissance
40 Milliards d'euros correspond au plafond de garantie accordé par l'état pour prendre des participations dans le capital des banques, en pratiquant des augmentations de capital pour celles qui nécessiteraient de l'argent frais
22 Milliards d'euros représente le montant de soutient pour les PME. Cette somme ne provient pas d'un fond d'état, en effet c'est une partie de l'argent des livrets réglementés (le CODEVI et le Livret d'épargne populaire) qui va être mit en emprunt, en titre, en obligation ou en placement dans le but de rapporter davantage que les intérêts de 4%, obligatoirement reversées aux épargnants. L'Etat a choisit de laisser ces fonds dans les banques afin qu'elles conservent la capacité financière nécessaire pour prêter aux entreprises
30 000 correspond au nombre de logements, non achevés de bâtir, que l'état va acheter pour soutenir la construction immobilière et par cette décision il permet de garantir les emplois dans le domaine du bâtiment. Le président veut par cette mesure éviter que la crise financière ne se transforme en crise immobilière

Ce plan est avant tout destiné à rassurer les agents économiques car la crise financière est principalement basée sur un défaut de confiance. Il est primordial de noter également qu'étant des garanties, rien n'augure que cette somme sera dépensée; de ce fait il n'est pas nécessaire de l' inscrire dans un budget

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